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De l'art viennois à l'expressionnisme : Gustav Klimt



Le Baiser 
Gustav KLIMT avait tout pour être le peintre vedette de la Cour austro-hongroise mourante de cette fin de XIXe siècle. Bardé d'une formation en arts décoratifs, d'une stature de peintre de la bonne bourgeoisie viennoise, d'un goût immodéré pour le gigantisme et la mise en exergue de l'être humain au centre de son habitat et de sa culture... Jusqu'en 1892 tout le destine à être une sorte de Velasquez à la cour de François-Joseph Ier.

Mais cette année-là, à la mort de son frère aîné, il entame une véritable secession avec l'univers pictural dans lequel il a toujours évolué : l'académisme. De formelle, riche, "enluminée", son oeuvre devient peu à peu symbolique, exangue, expressionniste, en un mot : gênante ! Du corps humain, des visages (la précision de ses portraits avait bati sa réputation), il tente désormais de faire ressortir les malaises de l'âme et les pulsions de la chair.

Ce sont d'abord les trois allégories réalisées pour l'université de Vienne (illustrant trois des matières enseignées : la philosophie, la médecine et le droit) qui choquent Vienne, avant de conquérir le reste de l'Europe lorsque "La Philosophie" est couronnée à l'exposition universelle de Paris en 1900. Les trois toiles seront détruites par les nazzis en 1945.

En 1905, il scandalise de nouveau avec "Le Baiser", l'une des apogées du symbolisme (le couple agenouillé dans l'extase, au bord d'une falaise, l'union consommée, la fusion des corps - on ne distingue les habits de l'un et de l'autre que parce que celui de l'homme est orné de figures rectangulaires, tandis que celui de la femme l'est de formes rondes).

Il ira encore plus loin deux ans plus tard avec Danaé (princesse enfermée dans une Tour par son père et qui donnera naissance à Persée après avoir été imprégnée par la pluie d'or de Zeus). Klimt la représente en position foetale, les yeux fermés, tandis qu'entre ses jambes le flot de la fécondité l'inonde.

De l'extase du baiser à l'extase tout court, Gustav Klimt explore les mystères de la chair et tous les symbolismes de l'amour, tout en les représentant toujours dans son style décoratif, débordant d'emphase, où l'or et l'argent tiennent autant de place que la peinture.

Car même en ces années de contestation, les premières du XXe siècle, Klimt demeure le tenant d'un art fait des héritages successifs des dorures byzantines, des envolées lyriques de la Renaissance italienne et de l'académisme français du XVIIIe siècle, et pourtant...

A travers ses premières recherches sur une carnation des corps s'éloignant de la réalité, sur l'aspect et la position des mains, sur des nudités plus gourgandines que royales, c'est tout l'expressionnisme que Gustav Klimt met en place.

Lui qui sera l'ami, le maître et le confident d'Egon Schiele, a aussi ouvert l'une des voies de ceux de "Die Brücke" puisqu'avec lui se dessine l'ultime jalon entre l'académisme des corps et l'expression des âmes. De sa Vienne natale, Gustav Klimt a offert à la vieille Europe un vent de nouveauté, la modernité du XXe siècle, ce passage réussi entre une peinture de représentation et une peinture représentée. 
 
L'arbre de vie 
Les trois âges de la femme 
La jeune fille 
Danaé