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De St Petersbourg à Antibes : un destin...


Entre figuratif et abstrait, entre culture slave et amour de la France, entre espoir d'une lumière d'Italie et désespoir d'une porte qui se referme trop tôt, Nicolas De Staël était un homme partagé.
Nicolas DE STAËL - Les Martigues
Nicolas DE STAËL :
"Les Martigues"

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Né en 1914, dans la Russie des tsars, dans une famille aristocrate, son père était le gouverneur de la Forteresse Pierre et Paul de St Petersbourg sur l'île de Zayachii, Nicolas de Staël connut les rudesses de la vie dès sa petite enfance. Des parents emportés par les premières folies de la Révolution d'Octobre, un exil et une adoption qui le mènent jusqu'à Bruxelles, alors qu'il n'a pas encore 10 ans.

C'est aux Beaux-Arts que l'on retrouve le jeune homme. Apprentissage, cours du soir, il commence à peindre comme figuratif, voyage jusqu'à Paris, puis au Maroc, où une lumière nouvelle impressionne très fortement ses toiles. C'est aussi le temps du bonheur, la rencontre avec celle qui sera sa compagne et son plus grand amour, artiste peintre également, Jeannine Guillou.

Mais de nouveau l'Histoire le rejoint. Nous sommes en 1939 et de Staël s'engage dans la Légion Etrangère. Démobilisé en 1941, il rejoint Nice, où il rencontre Arp et les Delaunay. Puis c'est Paris, et une première grande exposition aux côtés d'un autre russe Wassily Kandinsky. Et alors que les critiques commencent à s'intéresser à lui, en 1946, Jeannine meurt. Bien que la reconnaissance soit désormais au rendez-vous, notamment aux Etats-Unis, au début des années 50, c'est une lente descente aux enfers qu'entame dès lors l'artiste peintre.

Ne s'étant jamais vraiment remis de la mort de Jeannine, il entre au fil des mois dans une dépression qui, si elle ne l'empêche pas de peindre, l'isole de plus en plus. Mais bien que quasiment reclus, c'est là qu'il atteint l'apogée de son art dans son expression abstraite. Travaillant presque exclusivement au couteau, il donne à la matière une place prépondérante, préfigurant les plasticiens des années 70.

Pourtant, alors que le paysage abstrait vient de naître sous sa férule, il entame un chemin très rare, le retour de l'abstrait vers le figuratif. Abandonnant les épaisseurs de peinture, il retrouve des dilutions normales et retravaille au pinceau. La matière s'efface pour que réapparaisse le sujet.

L'une de ces dernières toiles représente un vol de mouettes se dirigeant vers un ciel enténébré. Il se jette de la fenêtre de son atelier à Antibes, quelques jours plus tard, le 16 mars 1955. Il a 41 ans.

Incroyablement moderne, terriblement instinctif, loin des dogmes et réflexions philosophiques qui ont accompagné bien des artistes abstraits dans leur parcours, de Staël s'impose par l'évidence de son invention. Ce n'est pas un hasard s'il est un des abstraits les plus aimés du « grand public ». Sa démarche n'était pas de repenser l'art, de le révolutionner, juste de s'exprimer. Personnelle, intime, sa peinture s'adresse à notre coeur et à notre âme en priorité. Son parcours (du figuratif vers l'abstrait et retour au figuratif) est d'ailleurs quasi unique dans l'histoire de la peinture. Preuve qu'il a suivi son instinct, son envie, son choix... jusqu'à la fin.


Nicolas DE STAËL - Fiesole
Nicolas DE STAËL : "Fiesole"
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Nicolas DE STAËL - Ciel à Honfleur
Nicolas DE STAËL :
"Ciel à Honfleur"
Nicolas DE STAËL - Les musiciens
Nicolas DE STAËL :
"Les musiciens"

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Nicolas DE STAËL - Agrigente
Nicolas DE STAËL :
"Agrigente"

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