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Salvador DALI : Les céramiques

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Salvador DALI - Céramique - Don Quichotte
Don Quichotte
D'une technique artistique à l'autre, on redécouvre parfois une oeuvre. Cette semaine, nous vous invitons à poser un regard nouveau sur les Chevaux de Salvador Dali, désormais présents sur notre site en céramique, en plus des lithographies.

Réalisées en France, avec l'accord des ayants-droit du peintre, dans une édition limitée et munérotée sur 490 exemplaires, ses magnifiques céramiques sont une façon formidable de retrouver la puissance inégalée d'un coloriste unique.

Regard

Si Dali demeure l'un des artistes majeurs du XXe siècle, ce n'est pas seulement parce qu'il fut exentrique, fou, génial, sachant parfaitement faire parler de lui, ni même parce qu'il disposait d'un des coups de crayon les plus exceptionnels qui soit ! Non, le plus grand des talents de Dali et sa place dans l'histoire artistique sont dues à la qualité du regard qu'il portait sur le monde, les évènements, leur symbolique, l'éternel décallage mégalomane de l'espagnol et sa façon, tout à la fois dogmatique et surréaliste, de retranscrire cela à travers sa peinture.
Salvador DALI - Céramique - Le Chevalier Chrétien
Le Chevalier Chrétien
Salvador DALI - Céramique - Bucéphale
Bucéphale

Un couple

Sa passion pour les chevaux, par exemple, tient sans doute autant à la majesté de l'animal qu'au fait que l'homme en fit, au fil des siècles, son compagnon de tous les instants; des bons comme des mauvais. Des batailles au lent et pénible travail des champs, des parades aux soubressauts de l'Histoire, le cheval est présent partout où l'homme conquiert, combat, cultive, assoit et redessine son emprise sur la planète (jusqu'au premier quart du XXe siècle). Et c'est cela que Dali se délecte à nous offrir ! Son regard sur cette alliance, parfois de circonstance, parfois choisie, entre l'homme et l'animal est sa seule ambition !

Godiva ou Bucéphale

Du petit cheval « bien mis » de Lady Godiva, portant le blanc de l'innocence, tandis que sa cavalière, nue, défiant son propre époux par charité chrétienne, passe par toutes les couleurs violentes de la palette du peintre, à la majesté, toute impériale, de Bucéphale, la monture d'Alexandre le Grand, présenté tel un dieu équin, à la tête ceinte d'une pseudo couronne de lauriers, c'est toujours l'animal que Dali observe et son interaction avec son cavalier. Car ce n'est pas l'Histoire qu'il nous raconte, mais l'empreinte que cette histoire à laissé dans notre mémoire humaine, le symbole, l'incarnation qui les rendit immortels et les porta ainsi jusqu'à nous...
Salvador DALI - Céramique - Lady Godiva
Lady Godiva
Salvador DALI - Céramique - Le Chevalier Romain
Le Chevalier Romain

Rome souveraine

Prenez le Chevalier Romain, avec sa monture d'apparat, qui s'avance sous une couronne tendue par son cavalier (empereur en devenir), il est, à lui seul, le symbole de Rome, la souveraine, régnant sur le monde d'alors, du Mur d'Adrien aux terres septentrionales enfin conquises d'Hamilcar. Ainsi c'est au travers du cheval que Dali exprime ce que nous gardons de Rome, civilisation dont nous sommes tous les héritiers, et à laquelle lui, le latin, ne pouvait que se référer.

La Sainteté du cheval

Et quand Saint Georges, armé de sa lance chrétienne et auréolé de sa ronde Sainteté, s'avance, on peut légitimement s'interroger sur le vrai combattant ! Est-ce cet homme transparant qui ne semble être que le prolongement d'une croix revue et corrigée en arme, ou le cheval ensanglanté, brisé par le combat titanesque qu'il vient d'affronter ? Car si l'homme était porté par sa foi, aveuglante, c'est seulement armé de son courage que l'animal combattit le monstre...
Salvador DALI - Céramique - Saint-Georges
Saint-Georges
Salvador DALI - Céramique - Le Chevalier Moyenâgeux
Le Chevalier Moyenâgeux

Finalement peintre

Quant au chevalier Moyenâgeux, pour Dali, il semble avoir été « effacé » par l'Histoire, comme s'il ne subsistait d'eux (du cavalier et de sa monture) que quelques traits, ébauche d'un passé dépassé, entre un cheval dont seule la tête rouge est détaillée et un homme, pantin au bouclier brandi, emportés dans des teintes boréales. Car là c'est Dali le peintre qui s'exprime et que c'est à la Renaissance que l'Histoire se redessine, et pas dans cet obscur Moyen-Age !

Ansi d'un Temps à l'autre, d'une Histoire à l'autre, Dali s'empare du cheval et de l'homme pour nous les montrer comme des icônes d'un moment qu'ils incarnèrent et qu'ils incarnent toujours ; puisque Dali s'en souvient !