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A l'heure où le Festival d'Angoulême (du 28 au 31 janvier) ouvre ses portes, nous vous proposons d'arpenter les images fascinantes de ces artistes du 21ème siècle, narrateurs de notre monde, qui revisitent jour après jour l'esthétisme, le figuratisme, le cadrage, la couleur et les mots...
Il fut un temps, lointain, où la peinture devait faire vivre des ateliers entiers. De Fra Angelico à De Vinci, de Poussin à David, il fallait des commandes pour qu'il y ait des oeuvres.
Des portraits de nobles dames dans leurs plus beaux atours aux couronnements des Empereurs revus et corrigés, des représentations (naïves) de la vies des Saints (l'Eglise fut longtemps le principal mécène de l'art)
à l'évocation des grandes batailles de l'histoire (de préférence asseptisées), peindre était une représentation de l'histoire (souvent aménagée), mais fidèle à un besoin, rendre compte d'une réalité.
Pourtant au tournant du XXème siècle, avec le triomphe de l'art moderne, ce rôle « narratif » désormais dévolu au cinéma naissant, la peinture se retrouva face à elle-même et face à la « vision » de chaque peintre.
Cette liberté nouvelle allait être à la fois sa plus grande force et sa plus grande faiblesse. Tandis qu'un art libéré de toute contrainte naissait et qu'ainsi l'abstrait prenait pour la première fois le pas sur le figuratif, l'incapacité des galeries à
toucher un public non-averti mena cette modernité loin de la foule pour la réserver à un public d'esthètes naviguant déjà dans le sérail éclairé de « l'art ».
C'est alors que la place laissée vacante fut investie par de nouveaux dessinateurs, narrateurs d'un réel revisité, comme Velasquez ou Rembrandt en leur temps.
D'abord héritiers d'un naturalisme simplifié, ils marchèrent ensuite sur les traces des grands maîtres graveurs du XIXème siècle.
De Hergé à Uderzo, de Druillet à Bilal, de Pratt à Loisel, un art qui ne portait pas encore ce nom, nacquit en opposition complète avec la peinture d'alors.
Parce qu'ils ne se disaient pas artistes, parce qu'ils n'en avaient ni l'envie ni l'adoubement culturel, les pionniers de la bulle se contentèrent d'être populaires et de captiver des générations entières, venues de tous milieux, imprimant petit à petit leurs empreintes dans notre imaginaire visuel commun.
Comme le cinéma qui chemina à ses côtés, comme la littérature de science-fiction nord-américaine, elle aussi reléguée dans la catégorie "art mineur", la bande dessinée se fit attentive à notre monde, tout en tentant de nous en ouvrir les portes dissimulées pour que nous l'abordions plus aisément, plus complètement.
Servie par des créateurs n'ayant jamais oublié les fondamentaux de leur métiers (savoir dessiner, cadrer, colorer...), ayant un rapport sain au public (interlocuteur principal pour ne pas dire unique), gardant à l'esprit le besoin de transmettre, la bande dessinée grandit, devint 9ème Art, trouva à Angoulême son lieu de partage annuel et continua à gagner du public, jusque dans les salles des maisons de ventes aux enchères.
Ainsi la bd avait rattrapé l'art, à moins que ce ne fut le contraire. Car les grands dessinateurs actuels sont les enfants chéris du public alors que les grands peintres des trois dernières décennies (pour la plupart inconnus du grand public) sont les favoris de galeries tentant de les promouvoir... Une situation pour le moins différente !
Mais peut-être que la séparation entre artistes peintres et dessinateurs de bande dessinée n'existe-t-elle plus autant que ça... Angoulême tente d'ailleurs de nous le faire comprendre, cette année, plus que toute autre.
Comme le veut la tradition du Festival c'est le récipiandaire du Grand Prix de l'année dernière qui sera Président de cette nouvelle édition. Mais Blutch, puisqu'il s'agit de lui, a également l'insigne honneur de voir une grande exposition rétrospective lui être consacrée. Et là, surprise, point de planche originale, aucune case à l'horizon, mais des dessins (250). Uniques, jamais exposés, jamais publiés, qui prouvent qu'au-delà de la bd, Blutch, comme bon nombre de ses contemporains, est d'abord un artiste; Bédéaste par choix, mais avec un B majuscule !
© Textes & Photos: Natacha PELLETIER pour PASSION ESTAMPES
signées et non signées
Cadres de belle qualité
Pratt, Manara, Uderzo
un immense choix
panneaux lin (Kakemono)
Noir, Ecru
Star Wars
Guarnido, Loisel
Guarnido, Loisel
et céramiques numérotées
Editions limitées
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