Voici un détail d'une lithographie originale de James COIGNARD, réalisée avec la technique du carborundum, c'est à dire l'ajout, sur la pierre lithographique (ou sur la plaque de cuivre de la gravure) d'une matière (composée de la poudre de carborundum et d'une colle) permettant d'apporter du relief à l'impression. 

LE REFLIEF DU CARBORUNDUM
La lithographie orginale 

L'apport du creux, selon le Carborundum
Le Carborundum, est une poudre abrasive à base de Carbure de Silicium, inventé par Edward Goodrich Acheson, un inventeur américain, quasi autodidacte et touche-à-tout de génie.

Cette matière sert aujourd'hui dans de nombreuses applications industrielles, notamment dans un grand nombre d'outils de bricolage, comme les mèches pour perçeuses.

Ce n'est qu'en 1967, soit soixante-quatorze ans après son invention, que le Carborundum fit son incurtion dans le monde de l'art, avec l'idée géniale d'Henri Goetz, un américain, venu s'installer à Montmatre dans les années 30, de créer du relief lors d'une gravure.

Pourquoi plutôt que d'inciser la plaque, ne pouvait-on, au contraire, rajouter sur cette plaque de la matière ?

L'idée du creux demeurait, mais il n'était plus "fabriqué" par l'artiste avec le burin et la pointe sèche, il était la réusltante des absences du carborundum.

Pour réussir cela il fallait une matière capable de résister à la pression exercée par la presse de la gravure dite en taille-douce, soit près d'une tonne. Le plâtre, ou toute autre matière modelable, n'était donc pas envisageable. La poudre inventée par Acheson vint au secours de la création artistique, grâce à Henri Goetz.

Le procédé fut ensuite popularisé par James Coignard, Antoni Clavé, Max Papart, Antoni Tapies ou encore Miguel Barcelo. 

     
Edward Acheson 
La poudre de Carborundum 
Henri Goetz 


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