Galerie Passion Estampes

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Henri MATISSE invente...
Jazz, le plus beau des livres



Henri MATISSE : Lithographie : Le Clown 
Jazz... Entre énergie et rythme coloré, un titre parfait pour le plus grand des livres de peintre...

En 1941, Tériade, heureux éditeur de la revue d'art Verve, demande à Henri Matisse de réfléchir à un ouvrage entièrement formé de planches de gouaches découpées. Il s'agit d'une nouvelle technique que Matisse découvre alors et qui le libère du rapport classique : couleur / trait.

Cette idée a germé chez Tériade à l'été 1939 lorsque Matisse a réalisé la couverture n°8 de Verve, avec l'une de ses premières gouaches découpées. Cette couverture, "La Symphonie Chromatique" a été pour Tériade à la fois un incroyable défi et sa plus grande réussite, car l'oeuvre réalisée par Matisse était une gouache découpée de 26 couleurs différentes. Il fallu donc trouver une technique qui retranscrive l'extraordinaire variété de l'oeuvre, sans trahir les partis pris de l'artiste. C'est avec Fernand Mourlot, le célèbre lithographe, que Tériade est parvenu à réaliser la couverture de sa revue, remettant au goût du jour la lithographie.

26 couleurs de gouache découpée = 26 couleurs à mettre sur la lithographie = 26 passages sur la pierre lithographique pour chaque feuille de vélin qui deviendront ensuite les couvertures de la revue. Le procédé est exhorbitant en matière de coût pour l'éditeur mais si satisfaisant en matière de qualité que Tériade se met tout de suite à rêver d'un ouvrage entier ("un Manuscrit à peinture") réalisé par Matisse et retranscrit ainsi sur la pierre lithographique.

En 1943, venu chez Matisse pour discuter d'une nouvelle couverture de Verve, Tériade découvre deux grandes compositions réalisées avec la technique de la gouache découpée : "Le Clown" et "Le Toboggan". Elles deviendront la première et la dernière planche de Jazz.

Car Matisse accepte enfin l'idée d'un livre entier consacrer à son travail. Il se met tout de suite au travail et aborde le thème du cirque qui l'a tant émerveillé alors qu'il était enfant, en réalisant une dizaine de planches. C'est au printemps 1944 qu'il complètera son travail abordant d'autres thèmes (la mythologie ou encore les lagons polynésiens).

Dès lors Matisse va vivre dans l'angoisse que le travail qu'il vient de réaliser (et qui l'a épuisé) soit fidèlement retranscrit par la pierre. De fait, Matisse ne se trompe pas, la traduction des gouaches découpées sous forme de lithographies est complexe et les différents essais, notamment la recherche des couleurs parfaites, vont être pour Tériade et son équipe de véritables épreuves, qui vont au total prendre trois années.

C'est à l'automne 1947 que Jazz voit enfin le jour et est tout de suite reconnu pour son extraordinaire qualité (aussi bien technique qu'artistique) et pour ce qu'il a d'exceptionnel et de rare: faire connaître en temps réel le travail d'un peintre. Travail qui, ainsi diffusé, va influencer (consciemment ou inconsciemment) nombre d'artistes européens et américains, tout en étant également le jalon posé et évident des dix dernières années de travail de Matisse lui-même.< 
 
Henri MATISSE : Lithographie : Le Cauchemar de l'éléphant blanc 
Henri MATISSE : Lithographie : Le Cheval, l'Ecuyère et le Clown 
Henri MATISSE : Lithographie : Icare 
Henri MATISSE : Lithographie : L'enterrement de Pierrot