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La fabrique des rêves

L'élection d'Obama

Keith HARING - Drapeau américain
Keith HARING - Drapeau américain
Affiche d'art
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Quand on a grandi en écoutant Elvis, les voix éraillées de la country et les envollées d'Ella Fitzgerald, que l'on a appris à rire devant les facéties de Kate Hepburn dans les comédies de la RKO, et que l'on a eu une adolescence rythmée par les mots de Steinbeck, Dos Passos et Salinger, on a forcément rêvé d'Amérique.
Puis le rêve s'en est allé, remplacé par d'autres, emporté par le vent de l'Histoire.

Espoirs...

Mais la semaine dernière, comme porté par des millions de voix à travers le monde, qui étaient comme les échos d'autres voix plus anciennes, disparues ou oubliées, le rêve est revenu, sous-tendu par l'espoir; par bien des espoirs.

Alors, sept jours plus tard, parlons d'Amérique, parlons des artistes américains, de leur goût pour la démesure, de leur sens aigü de la publicité, de leur puissance visuelle, de ce lyrisme qu'ils ont mené sur les fonds baptismaux. Mais parlons aussi des images qu'a engendré l'Amérique et son « Way of Life », de ces symboles qui sont devenus langage, de cette iconographie qui est comme une signature, une empreinte indélébile dans nos mémoires
Aaron FOSTER - Route 66
Aaron FOSTER - Route 66
Affiche d'art
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Jackson POLLOCK - Jaune, Gris, Noir
Jackson POLLOCK - Jaune, Gris, Noir
Sérigraphie d'après une huile sur toile (Détail)
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Deux rois pour un trône

C'est un lien étrange et beau qui unit Jackson Pollock, le peintre du geste, de l'énergie électrisante à Mark Rothko, l'arpenteur des champs de couleur, sachant faire cohabiter des tonalités opposées en de subtiles mariages aquarellés.
Opposés dans leurs styles, ils ont construit deux peintures qui sont profondément antagonistes, aussi bien dans le rendu, dans l'intention de l'expression que dans le geste menant à la réalisation. Pourtant on ne peut voir leurs deux parcours sans penser qu'ils eurent été bien différents si l'un n'avait pas eut l'autre face à lui pour lui renvoyer cette image de « l'autre bout de l'abstraction ».

Mais ces deux géants dévorés par l'instinct de la recherche et de la création, qui sont aujourd'hui les deux peintres contemporains les plus chers de l'histoire (140 millions de dollars pour une vente de gré à gré pour Pollock et 73 millions de dollars à Londres pour Rothko en mai dernier), sont comme les branches américaines d'arbres européens. Car s'ils se sont imposés en menant l'abstraction sur des terres inconnues, il ne faut pas oublier qu'ils ont pris la relève de peintres européens (Mondrian le hollandais, Malevitch et Kandinsky les russes), sans faire de leur art une expression purement américaine.


Mark ROTHKO - Brun foncé, gris et brun orange
Mark ROTHKO - Brun foncé, gris et brun orange
Affiche d'art
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Roy LICHTENSTEIN - In the car
Roy LICHTENSTEIN - In the Car
Affiche d'art
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Le temps des princes

Tandis que Scott Fitzgerald gravait dans la douleur le mythe de la Génération Perdue, quatre princes venaient au monde, dans ces folles années 20.
Les deux premiers, Sam Francis et Paul Jenkins, allaient se révéler les héritiers directs des deux colosses qui les avaient précédés. Et tous deux allaient réussir l'exploit d'unir le colorfield painting de Rothko à l'action painting de Pollock !
Coloristes, gestuels, ayant un sens inné du mouvement lyrique, ils ont eu des démarches mêlant recherche intellectuelle et parcours spirituel. Moins portés que d'autres par le marché publicitaire, ils ont bati des oeuvres conceptuelles denses, totalement homogènes, parfaitement lisibles qui les ont installés au panthéon des poètes modernes.

Andy Warhol et Roy Lichtenstein sont nés dans la même ville (Pittsburg) à 5 ans d'intervalle. Pennsylvaniens donc, mais surtout Américains ! Aussi bien dans leur expression graphique que dans leur manière d'aborder la peinture et sa dimension écomnomique, ils ont innové en prenant une part active de la vie culturelle américaine, en devenant célèbres et en sachant exploiter leur célébrité.
Andy Warhol trouva le succès en multipliant les boîtes de soupe Campbell, un produit estrampillé « made in America » puis poursuivit sa route en colorant des mythes tels Marilyn, Mickey Mouse, Jackie Kennedy, le roi dollar ou encore le pont de Brooklyn.
Roy Lichtenstein lui trouva sa voie dans l'illustration « façon BD » et la pixelisation accentuée de ses sujets. Ayant ainsi inventé un style pictural, il put, comme Warhol régner sur son temps et participer à l'émergence de la génération suivante, qui s'engouffra à la suite de ces deux artistes iconoclastes, premiers vrais représentants d'une peinture purement américaine, issue de la publicité, du cinéma, de la télévision et des héros de Marvel...
Andy WARHOL - Querelle
Andy WARHOL - Querelle
Affiche d'art
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Tony SOULIE (Soulié) - Chicago
Tony SOULIE - Chicago
Lithographie originale signée et numérotée
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Traverser l'Atlantique... dans l'autre sens

Longtemps les artistes américains étaient venus chercher en Europe une inspiration, des racines, un appui sur une culture fondatrice. Puis Warhol, Lichtenstein et à leur suite Haring, Dine ou Indiana, s'étaient libérés de cette obligation, se fondant sur d'autres critères pour appuyer leur expression.
Et c'est ce Pop Art, renouveau de la place de l'art dans la société qui allait désormais faire le chemin inverse et traverser l'Atlantique d'Ouest en Est pour venir inspirer les artistes européens, tels Adami ou Rotella les italiens, Monory, Rancillac, Combas ou Di Rosa les français, Hockney le britannique, Arroyo l'espagnol, Erro l'islandais ou encore Peter Klasen l'allemand.
Ainsi l'Amérique qui avait mis deux siècles à fonder une peinture issue de son melting pot culturel trouva très vite le moyen de l'exporter et de l'intégrer à une culture devenue mondiale au fil du développement des moyens de communication. Mais l'Amérique ne se contenta pas d'exporter sa façon de peindre, c'est son mode de vie tout entier qu'au début des années 50, elle se mit à vendre, conquérant ainsi les rêves de millions d'adolescents à travers le monde.

Rêves qu'un homme seul est capable de faire renaître aujourd'hui, entre une gigantesque orchestration médiatique et un véritable espoir de renouveau...
D'ailleurs, le Pop Art ne s'y est pas trompé, qui instantanément c'est emparé de cette nouvelle image d'Amérique !
Obey Giant : Obama Progress
Obama Progress
© Obey Giant