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Aux Asphodéles, dans le cadre magnifique d'une ancienne demeure bourgeoise, la lumière méditerranéenne se marie somptueusement aux teintes orangées de cette mouture 2009.
Car depuis un an, Departe a, peu à peu, enrichi sa palette jadis dominée par les bleus et les verts, pour y apporter la flamboyance de teintes plus chaudes, d'espaces plus lumineux.
Lui, l'homme du Nord, venu tardivement s'installer sur les contreforts des Adrets, a accueilli suffisemment de soleil pour nous l'offrir sur ses toiles dont l'équilibre, et la puissance qui en découle, laisse pantois l'amateur d'art.
Avec la lumière comme seule guide, il parcourt le paysage avec la force des expressionnistes et la douceur d'un impressionniste moderne. Allant chercher chez Rouault cette notion de la couleur / expression, il a su mêler, en travaillant en parallèle une oeuvre sur papier (gouaches, encres et aquarelles) et une oeuvre sur toile et sur bois (huiles et acryliques), les envollées des peintres gestuels et la patience de ceux qui retravaillent une toile plusieurs années durant.
Allant d'un figuratif évident à un abstrait abouti, il offre une revisitation de la peinture abstraite non conceptuelle qui s'exprime chez lui avec beaucoup de délicatesse et de sensibilité.
Car loin d'une réflexion méthodique ou thématique, la peinture de Departe est une union de ressentis et de trésaillements d'âme amenés sur la toile comme l'expression non d'un désir, mais d'un langage propre.
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