Galerie Passion Estampes

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Trois femmes... Trois peintres



L'amoureuse

Fille illégitime d'un homme absent de sa vie, Marie Laurencin fut élevée par sa mère, couturière, dans le Paris de la fin du XIXe siècle. Brillante, décidée, elle intégra l'Académie Humbert aux côtés de Braque, mais c'est sa rencontre avec Guillaume Appolinaire qui lui fit fréquenter quelques uns des peintres les plus marquants de son temps au célèbre Bateau-Lavoir.

N'appartenant jamais à aucun mouvement pictural, Marie Laurencin, préféra, durant toute sa vie, la compagnie des écrivains à celles des peintres et noua de solides et prolifiques amitiés qui l'amenèrent à illustrer un grand nombre d'ouvrages.

Dans une oeuvre riche, qui s'établit sur près de 50 ans de peinture, elle a redéfini la femme romantique loin de tout attachement au monde réel, à la politique ou aux engagements auxquels de nombreux autres artistes de sa génération adhérèrent. Sans doute parce qu'avant tout autre chose, Marie Laurencin fut une femme amoureuse et libre qui imposa sa peinture faite de compositions épurées dans lesquelles une expression chromatique suave et extrêment fluide s'exprime comme une fragrance raffinée et inoubliable...

Portraitiste du Paris Mondain des années 20, elle travailla également énormément sur des décors de ballet et d'opéra (notamment avec Diaghilev ou encore Roland Petit), et ainsi nous laissa une oeuvre impressionnante et d'une immense cohérence.



Marie Laurencin : Deux femmes
Marie Laurencin : "Deux femmes"
Lithographie d'interprétation
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Léonor Fini : Transparence
Léonor Fini : "Transparence"
Lithographie originale signée et nnumérotée
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L'inclassable

Leonor Fini fut une artiste peintre qui resta, sa vie durant, loin des mouvements et étiquettes car, disait-elle, elle n'aimait ni les réunions ni les manifestes.

Son univers, où créatures fantasmagoriques, sexualité débridée et félins allanguis se croisent dans un ballet qui va du sensuel au cauchemardesque, est unique et exceptionnel par sa densité et son unicité.

Si on ne peut la rattacher totalement aux surréalistes, il est certain qu'elle trouva une voie qu'elle fut seule à parcourir et qui la rapproche d'un Edgar Allan Poe ou d'un HP Lovcraft en littérature et préfigure une sensualité qui lorgne du côté de l'héroic fantasy que nulle peintre avant elle n'avait explorée.

Loin, très loin du monde, Leonor Fini créa son lieu de vie, un peu à l'image d'une Colette, elle s'entoura de jeunes gens et de chats, illustra bon nombre d'ouvrages (d'Histoire d'O à la Vouivre de Marcel Aymé) et parcourut plus de 60 ans de peinture en restant fidèle à elle-même, à ses obsessions et à ce monde onirique qui fut son compagnon le plus constant.


L'audacieuse

Tamara de Lempicka ne fut jamais à une contradiction près...
Elle était juive, polonaise, aristocrate, connut les soubressauts de l'Europe de l'Est d'avant 1900, vécut dans cinq pays différents, aima follement les femmes et se maria deux fois, fit cohabiter un néoclassicisme maniériste hérité de la Renaissance italienne à un cubisme abordable et non-analytique qui lui permit de régner sur l'Art Déco, comme sa plus grande prêtresse.

Profondément libre, sa production artistique ne compte que quelques 150 toiles et ses meilleures années se situent entre 1925 (date de sa première exposition personnelle à Milan) et 1940, date à laquelle elle s'installe aux Etats Unis et où son style si particulier, si reconnaissable, passe de mode.

Pourtant dans les années 70, le retour en grâce de l'Art Déco lui redonnera une place méritée dans l'histoire de la peinture : celle d'une artiste d'une grande sensibilité qui tenta de faire cohabiter au travers de sa peinture le féminin et le masculin qui vivaient en elle. Et ce n'est pas un hasard si l'égérie des années 80, Madonna, lui rendit plusieurs fois hommage par le biais du visuel de ses vidéos-clips.



Tamara De Lempicka : Autoportrait à la Bugatti verte, 1925
Tamara De Lempicka : "Autoportrait à la Bugatti verte"
Affiche d'art
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