Découvrez les différentes techniques d'impression qui existent, de la lithographie originale à la sérigraphie en passant par la quadrichromie... Car l'art multiple s'exprime sous bien des formes !  
Trois techniques d'impression

LITHOGRAPHIE
La lithographie 
SERIGRAPHIE
La sérigraphie 
QUADRICHROMIE
La quadrichromie 



Quand l'original devint multiple...
Jusqu'à l'invention de l'imprimerie, l'art est original et obligatoirement unique. De la peinture aux enluminures, c'est la main de l'homme qui dessine et peint.

Les premières gravures sont réalisées sur bois, puis le cuivre prend son essort, mais son coût demeure important.Trop, en tout cas, pour Aloys Senefelder, piètre auteur de théâtre sans le sou qui veut faire imprimer ses oeuvres et qui a l'idée d'utiliser la pierre en 1796.

Très rapidement, la lithographie se heurte au problème de la couleur. Au début, après une simple impression de noir, chaque planche était coloriée à la main. L'idée d'utiliser une pierre par couleur naît dans les esprits, mais c'est Godefroy Engelmann qui, en 1887, le premier entreprend de décomposer la palette en trois couleurs primaires - rouge, bleu et jaune - , ajoutant ensuite le noir, via une quatrième pierre. C'est par supperposition que toutes les autres nuances sont obtenues.

Les impressionnistes, qui régnent alors sur la peinture, s'enthousiasment pour cette technique qui leur premet de restituer toute la gamme des chatoiements de leurs oeuvres. Ensuite, c'est avec Toulouse-Lautrec que la lithographie connaîtra sa vraie reconnaissance, et ouvrira l'ère de l'orignal multiple. 


Le support : la qualité de la Tradition...
C'est avec la diffusion du papier en Occident que va apparaître l'imprimerie, et avec elle, la gravure... Car l'image reste plus compréhensible que le texte écrit en un temps où l'alphabétisation demeure faible.
Avec la lithographie va naître une recherche de la qualité du papier, de simple support, il devient matière à graver les oeuvres d'art, et la France sera dès le début particulièrement féconde en la matière, puisque c'est en 1348 qu'est construit le premier Moulin à papier. Ainsi s'est développée et a perdurée une production de qualité. La papeterie d'Arches (le célèbre vélin d'Arches qui est très souvent utilisé lors de l'édition de lithographies) a aujourd'hui cinq siècles d'histoire et de savoir-faire derrière elle. Elle fut même un temps la proprièté de Beaumarchais qui en était devenu acquéreur pour rééditer les oeuvres complètes de Voltaire.
Depuis cinq siècles donc, le papier d'art est fabriqué avec les mêmes techniques, et avec la même rigueur. Ce que l'on nomme vélin regroupe en fait tous les papiers "chiffon", c'est à dire un papier composé de 25% à 100% de pâte de coton. La présence de fibres de coton dans un papier permet d'obtenir la permanence de la teinte, une très bonne conservation dans le temps et un toucher agréable.
Le collage des papiers (la décantation des fibres pour former une feuille) est non acide pour garantir une meilleure conservation. Ce choix technique est symbolisé par le signe "infini" dans le filigrane du papier vélin d'Arches. D'autre part, les papiers sont toujours fabriqué "à l'ancienne", sur forme ronde, ce qui augmente leur solidité, offre un grain plus harmonieux, plus prononcé et permet, en plus, d'obtenir des bords à franges, ce qui est la marque tangible du véritable et grand papier d'art. 


Le filigrane ou la signature de l'authentique
Les filigranes (Arches France, Lana 1590, BJK Rives...) qui ornent les papiers d'art et qui authentifient ceux-ci, sont confectionnés artisanalement, par des hommes et des femmes qui cousent à la main sur la toile les motifs que l'on souhaite obtenir. C'est sur cette toile ensuite, posée sur la forme, qu'est recueillie la pâte à papier. C'est donc par l'épaisseur que le filigrane ainsi cousu sur la toile laisse une empreinte claire dans la feuille. 


   
Motifs pour le filigrane et l'empreinte claire d'un filigrane 


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