
La lithographie provient du livre "Les Chevaux de Dali", édité par Armand & Georges Israël, tiré à 4980 exemplaires sur les presses de l'Imprimerie Nationale en juin 1983 d'après une série de gouaches de 1970
Saint Georges... Saint patron de l'Angleterre... Patron de l'ordre de la chevalerie à son âge d'or...
On lui doit l'emblème blanc frappé du dragon rouge des Anglais et même l'Union Jack !
Saint-Georges fut le combattant du dragon qui terrorisait la cité de Sylène en échange de la conversion à la chérienté de ces habitants...
Mais que sait-on réellement de ce Saint auquel tant d'églises ont été consacrées (trois rien qu'à Venise) ? Peu de choses en vérité... Il tua donc un dragon et fut martyrisé à Lydda en Palestine.
Son tombeau était déjà visité à une époque très ancienne. Pour les Grecs, il était le grand Martyr et la Chrétienté s'en empara dès ses premiers âges.
Peut-être que tous ceux qui l'admirèrent et se servirent de son image, avaient seulement besoin d'un Héros... Plus tard les peintres s'emparèrent de cette même image, aussi parce qu'elle servait leur envie de grandiose, leur besoin de peindre l'exceptionnel ! De Véronèse à Raphaël (pour les plus connus), tous l'ont représenté fier sur son cheval ailé ou subissant la torture aux dernières heures de sa vie.
Et Dali ne pouvait évidemment manqué cette figure de proue. Alors pour l'hispanique c'est évidemment en selle et la lance triomphante que le Saint est montré. Le cheval n'est point ailé mais rose, de cette couleur qui devrait (presque) être celle de l'homme qui lui n'a pas de couleur, comme s'il était transparent, juste "vêtu" de son auréole de Saint...
Peut-être Dali, n'en sachant pas plus que les historiens, décida-t-il qu'il valait mieux se limiter à l'auréole et à la lance... Deux choses que l'on "sait" de Saint Georges !
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