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La lithographie provient du livre "Les Chevaux de Dali", édité par Armand & Georges Israël, tiré à 4980 exemplaires sur les presses de l'Imprimerie Nationale en juin 1983 d'après une série de gouaches de 1970
Des conquêtes, des victoires et des défaites... Le Moyen-Age triomphant, des plaines anglaises jusqu'aux rives de la Terre Sainte... Car c'est bien là, en Terre Sainte, que le chevalier va connaître son apogée avec les Croisades.
Mais remontons d'abord aux sources...
"Chevalier" vient bien évidemment de "cheval", donc du plus fidèle compagnon du héros sur les champs de bataille. Pourtant au XIIe siècle, dans ce bas latin que parle les chevaliers, on ne nomme pas encore chevalerie l'art du combat en selle, mais militia... Parce que la guerre a la préséance sur le destrier !
Pourtant, l'ecuyer qui attend son tour pour devenir chevalier tout en s'occupant des montures de son Seigneur restera peut-être toute sa vie simple ecuyer s'il n'a pas assez d'argent pour s'équiper, c'est à dire acquérir une monture !
Et quelle monture ? Un cheval suffisamment puissant pour couvrir 12 lieues par jour, en portant son cavalier, mais aussi l'équipement guerrier de celui-ci, le haubert, le heaume, l'épée, le bouclier, la lance... C'est une monture solide et vaillante qu'il faut au chevalier chrétien du Moyen-Age !
Plus tard, bien sûr, avec François Ier, la chevalerie va peu à peu devenir cavalerie et le chevalier sera moins arnaché, ainsi le cheval, monté plus légèrement, deviendra lui aussi plus libre de ses mouvements et de ces cavalcades sur les champs de bataille.. Une autre époque sera venue, un autre temps prendra le relais, celui de la vitesse et de la maniabilité...
Pourtant le chevalier chrétien de Dali, lui, est loin des batailles sanglantes et des équipements de ceux qui combattaient aux portes de Jerusalem...
C'est un missionnaire en selle sur un magnifique cheval arborant la blancheur d'une robe toute chrétienne, portant à la main la croix qui lui ouvre son chemin et ayant au-dessus de sa tête l'auréole de ceux qui sont protégés par plus grand et moins tangible qu'eux...
Dali ne nous montre pas un chevalier chrétien mais le psychisme de celui qui partait loin de sa terre porter la parole sainte pour laquelle il allait peut-être donner sa vie... |
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