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La lithographie provient du livre "Les Chevaux de Dali", édité par Armand & Georges Israël, tiré à 4980 exemplaires sur les presses de l'Imprimerie Nationale en juin 1983 d'après une série de gouaches de 1970
"Le cheval de la Mort"... Quelques soient les cultures, grecque, latine ou germanophone, c'est à cheval qu'est représenté le Néant, parfois à cheval aussi que partent ceux qu'il a terrassé (cf le chevalier germain escorté par les Walkyries vers le Palais d'Odin).
Compagnon de celle qui n'a pas de visage, compagnon fin, longiligne et décharné pour Dali l'hispanique, le cheval est alors porteur de l'Infini et le d'Inéductable. Son oeil sans émotion est le pendant de ceux de sa cavalière, sans vie...
Le cou de l'animal et la faux formant une croix païenne sous laquelle la Mort s'abrite, fière et sereine. Dali donne force à la monture, comme si son décharnement était plus impressionnant, plus terrifiant que celui de sa cavalière d'Eternité. |
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