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La lithographie provient du livre "Les Chevaux de Dali", édité par Armand & Georges Israël, tiré à 4980 exemplaires sur les presses de l'Imprimerie Nationale en juin 1983 d'après une série de gouaches de 1970
"Le centurion" ou cavalier romain. Pour exercer sa domination, Rome eut besoin d'une armée; pour commander à cent hommes, elle créa le centurion, à qui l'on fournissait un cheval et ce qu'il faut pour le nourrir.
Ainsi est né le centurion, cavalier émérite (il montait sans étrier), lourdement armé. Fer de lance d'une armée de conquêtes, qui fit s'étendre Rome sur tout le pourtour du bassin méditerranéen, et même au-delà de la Manche sous le règne de César.
Et c'est aussi de ces victoires dont Dali nous parle pour cette lithographie. Le cheval, incroyablement imposant en comparaison de son cavalier qui le tient par la bride, n'est pas son seul centre d'intérêt... L'homme crucifié retient également son attention; et la nôtre !
Jésus de Nazareth, puisqu'il s'agit bien de lui, est alors la victime de l'Empire Romain conquérant. Jérusalem n'est pas encore tombée, mais Rome règne déjà sur l'ancienne Palestine, où le consul Ponce Pilate exerce le pouvoir, pour Rome, par l'entremise des centurions... |
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